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Bullecourt

Le village de Bullecourt (Pas-de-Calais), situé au sud-est d’Arras, est entre les mains allemandes depuis 1914. Début 1917, il se trouve donc intégré dans le système défensif de la Ligne Hindenburg (Siegfried Stellung) et devient une position difficile à conquérir pour les forces alliées. Cependant, en parallèle aux offensives de la 1re armée et de ses divisions canadiennes (à Vimy) et de la 3e armée (à Arras), déclenchées en prélude à l’offensive française sur le Chemin des Dames, le général Gough, chef de la 5e armée britannique à laquelle appartiennent quatre divisions de l’Imperial Australian Force (I.A.F) propose une attaque complémentaire.

Cette dernière est prévue sur un secteur étroit du front, entre deux points forts de la ligne Hindenburg, établis dans les villages de Bullecourt et Quéant. En cas de réussite, cette opération serait susceptible de provoquer l’effondrement du front allemand à l’ouest de la ligne Drocourt-Quéant et permettrait d’accélérer la victoire du général britannique Allenby sur la Scarpe.


Changement de tactique !


Le plan tactique du général Gough est on ne peut plus simple : une préparation d’artillerie destinée à  tracer un chemin à travers les lignes de barbelés ennemies, très denses, préparera le terrain à l’assaut des positions allemandes par la 5e armée. Un plan certes classique mais qui, demeure celui qui offre le plus de garanties quant aux résultats des attaques. Mais, Gough modifie sa tactique !


En effet informé des succès britanniques à Arras le 9 avril, il décide de modifier ses plans et d’avancer son attaque. Il compte désormais s’appuyer sur les chars pour franchir les réseaux de barbelés, neutraliser les nombreux nids de mitrailleuses et soutenir ses troupes. En créant ainsi une brèche dans les défenses allemandes, ses soldats pourront s’y engouffrer et aller chercher la victoire ! Enfin, autre décision prise par le général Gough et non des moindres mais qui s’avérera lourde de conséquence : il se passera de l’appui massif de l’artillerie ! La 62e division britannique attaquera à l’ouest de Bullecourt vers Hendecourt ; la 4e division australienne progressera en direction de l’est, vers Riencourt-lès-Cagnicourt. Prévue pour la matinée du 10 avril, l’opération est reportée de 24 heures en raison du retard des chars pour gagner leur position de départ dû aux mauvaises conditions météorologiques. Premier accroc à cette opération : l’ordre de report de l’assaut n’a pas été transmis à toutes les unités ! En effet, deux bataillons du régiment du West Yorshire attaquent le 10 à 4h45 ! Sans soutien des chars et sans appui de l’artillerie, les mitrailleuses et canons allemands n’éprouvent aucune difficulté pour briser cette attaque. En quelques minutes, les assaillants dénombrent 162 tués et doivent se replier promptement.


Douze tanks – regroupés à Mory, à plus de 6 km du front – sont prévus  pour cette opération du 11 avril et devront s’aligner en avant de l’infanterie. Dès que la ligne allemande sera conquise, quatre tanks entreront dans Bullecourt pour être totalement maître du village ; quatre autres poursuivront sur Riencourt-lès-Cagnicourt tandis que les quatre derniers, au centre du dispositif, prendront la direction d’Hendecourt.


L’échec total de l’offensive


Le 11 avril, à 4h30, soit deux heures avant le lever du jour pour bénéficier de la pénombre et favoriser l’avance initiale, le général Gough lance l’offensive. Dans un froid glacial, les Australiens, qui partent de l’abri d’un remblai de chemin de fer, progressent dans la neige et la boue dans un paysage plat vers les lignes allemandes. Ils ont à parcourir 500 mètres dans le no man’s land avant de prendre contact avec les lignes défensives allemandes. Sur les douze tanks prévus, seuls onze  les accompagnent ! Et malheureusement, ils n’auront aucun rôle significatif dans cette opération, aucun ne parvenant à atteindre les tranchées allemandes avant l’infanterie ! À 7 heures, soit  deux heures et demi après le déclenchement de l’offensive, ils sont tous hors de combat ! De plus, en se passant de l’appui intensif de son artillerie, Gough a commis une énorme erreur : beaucoup de lignes de barbelés sont intactes devant les tranchées ennemies ! Enfin, l’attaque avortée du 10 avril a alerté les Allemands qui ont eu largement le temps de se préparer à une attaque. Les assaillants sont donc accueillis par un feu nourri de mitrailleuses et d’artillerie. Immédiatement, les pertes sont importantes. Les combattants les plus avancés éprouvent d’énormes difficultés à franchir les barbelés.


Beaucoup en sont empêchés et se font tuer. Seules une faible partie des unités assaillantes, notamment de la 4e division australienne, réussit à s’emparer brièvement de portions de la premières lignes allemandes après de rudes combats menés à la grenade. Mais la situation devient vite intenable. En raison d’un nombre insuffisant d’hommes et les munitions commençant à manquer, il est impossible de poursuivre l’effort vers la seconde ligne ennemie. De plus, les Australiens sont désormais soumis à un intense tir d’artillerie et exposés à une contre-attaque allemande. Les groupes qui ont tenté de poursuivre la progression sont anéantis. La contre-attaque est lancée par la 27e division wurtembergeoise qui sort des profonds abris de sa deuxième ligne. Les Australiens sont donc contraints à se replier. Un repli tragique ! Ils doivent retraverser le no man’s land jonché des cadavres de leurs camarades. Ceux qui sont restés dans les quelques tranchées allemandes conquises sont faits prisonniers. Une infime minorité des Australiens parvient à regagner les positions de départ après un combat qui a duré près de huit heures et dont le bilan est désastreux.


Un bilan accablant


Dans l’après-midi, une trêve permet de récupérer les blessés et de ramener une partie des morts. Au soir de la bataille, l’heure est au bilan. La 4e brigade australienne a perdu 2 229 hommes sur 3 000. À ces pertes s’ajoutent 1 170 prisonniers, soit le tiers du nombre total de prisonniers australiens sur le front Ouest pendant la durée de la guerre. Plus aucun bataillon n’est en état de combattre. Côté allemand, le bilan s’élève à 750 pertes dont 138 tués. Les Australiens éprouvent une importante rancœur à l’encontre du général Gough qui les a envoyés dans une bataille mal préparée pour ne pas dire improvisée. Se passer du soutien massif de son artillerie était une erreur flagrante et meurtrière. Donner aux tanks un rôle primordial dans l’opération en était une autre ! Car  ces engins n’étaient pas assez nombreux, peu fiables et avec des équipages insuffisamment entraînés.Souhaitant tirer partie du choc subi par son adversaire, les Allemands lancent une offensive devant Quéant le 15 avril, s’emparant d’une partie des premières lignes australiennes à Lagnicourt mais devront finalement se replier. Les pertes sont lourdes des deux côtés.


Bis repetita


L’échec total de l’offensive conduite par le général Nivelle au Chemin des Dames conduit l’état-major français à demander à ses alliés de relancer l’offensive dans un secteur allant d’Arras à Bapaume, soit sur un front de 25 km, alors que la progression y est enrayée. Les Australiens du 1er Corps ANZAC (Australian and New Zealand Army Corps) doivent repartir à l’assaut de Bullecourt avec la 62e division britannique. Cette deuxième offensive de Bullecourt débute le 3 mai 1917, parallèlement à la troisième bataille de la Scarpe. Trois semaines après cette première opération très meurtrière pour les Australiens, la 2e division aussie, épaulée par la 62e division britannique sur sa gauche, se lance à l’attaque mais, cette fois, avec un bon soutien de l’artillerie.


Des résultats dérisoires


Le jeudi 3 mai, à 1h45, huit tanks appartenant à la 12e Compagnie “D” du corps spécial des mitrailleuses lourdes, en provenance de Mory, prennent position au remblai du chemin de fer d’Écoust-Saint-Mein. Il est alors 2 h25 lorsque les Allemands, bien renseignés, bombardent les points de départ australiens pendant trois quarts d’heure avec des obus lacrymogènes. À 2h45, un imposant barrage d’artillerie britannique prend pour cible le front entre Vimy et Lagnicourt. En une seule journée, ce 3 mai 1917, Bullecourt sera la cible de 70 000 obus tiré par l’artillerie. Une heure plus tard, la 2e division australienne, composée des 5e et 6e brigades, avec l’appui de la 62e division britannique, s’élance sur le champ de bataille. Quatre divisions supplémentaires (deux australiennes et deux britanniques) sont en renfort pour assurer la relève. Cette opération, contrairement à celle du 11 avril, a été répétée des jours durant à l’arrière.


Six des huit tanks tentent d’avancer à travers le village pour soutenir les 185e et 186e brigades de la 62e division. Mais  à cette heure, cette progression est difficile en raison de l’obscurité encore totale et l’état du terrain qui, ravagé par les bombardements, comporte de nombreux cratères d’obus. Si bien que seuls trois tanks réussissent à pénétrer dans Bullecourt semant un début de panique parmi les défenseurs. Le rôle de ces engins chenillés reste cependant très limité. La résistance allemande s’organise et la 27e division wurtembergeoise provoque de lourdes pertes dans les rangs britanniques. Face aux mitrailleuses ennemies, intactes, l’attaque des 185e et 186e se solde rapidement en échec.De leur côté, les Australiens essaient de traverser les barbelés partiellement détruits. Les cadavres de certains de leurs camarades tués le 11 avril, au cours de la première offensive, s’y trouvent encore. La 5e brigade, sous le feu des mitrailleuses, est rapidement taillée en pièces et doit se replier sans avoir pu franchir les barbelés ce qui provoque l’arrêt des vagues suivantes. Les résultats de cette première journée sont dérisoires : seule la 6e brigade a réussi à conquérir 400 mètres du front allemand et à avancer jusqu’à la deuxième ligne mais au prix de pertes très importantes !


Contre-attaques allemandes


La 6e brigade reçoit des renforts au cours de la nuit et conserve ses acquis mais, épuisée, doit repousser trois contre-attaques allemandes. Cette journée du 3 mai a encore été plus meurtrière que celle du 11 avril ! À 6 km au sud de Bullecourt, près de Vaulx-Vraucourt, le principal hôpital de campagne est littéralement submergé devant l’afflux de blessés. Au cours des jours qui suivent, les Australiens renforcent la position et creusent une tranchée de communication pour établir une liaison avec leurs lignes et permettre l’approvisionnement en munitions et l’évacuation des blessés. La bataille se poursuit avec rage. La situation est délicate côté ennemi. Les Allemands sont contraints, pour se nourrir, de voler de quoi manger sur les cadavres australiens et britanniques. Certains défenseurs se retrouvent piègés dans leurs abris souterrains, les bombardements ayant obstrués les entrées. Ils doivent donc reuser des galeries pour gagner l’air libre ! Entre le 3 et le 6 mai, la 27e division allemande a perdu 2176 hommes.


Ce 4 mai, la 1re division australienne relève la 2e et tient la position pendant sept jours sous un feu nourri et continue en faisant face à de nombreuses contre-attaques. Elle sera ensuite remplacée par la 5e division australienne.Le 5 mai, les Allemands lancent une nouvelle contre-attaque sur les deux flancs de la position australienne, progressant malgré le barrage. Si le soir les Australiens possèdent 1 000 mètres de la ligne Hindenburg, leur flanc gauche et le village de Bullecourt sont sous le contrôle ennemi. À l’aube du 6 mai, une sixième contre-attaque allemande, encore plus importante que les précédentes, est lancée. Mais les Australiens résistent et reste maîtres de leur portion de ligne Hindeburg.


Cependant le général Gough veut à tout prix prendre Bullecourt. Entre le 7 et le 17 mai, les troupes britanniques, notamment celles du 2nd Gordon Highlanders, parviennent à faire la jonction avec les Australiens qui tiennent les lignes allemandes à l’est du village et prennent enfin Bullecourt après de très violents combats. Les jours suivants, Britanniques et Australiens sont constamment et incessamment pilonnés par l’artillerie ennemie. Les Allemands attaquent en certains endroits en ayant recours aux lance-flammes. Jusqu’au 9 mai, ils ne parviennent pas, en dépit de leurs efforts, à reprendre le village. Le 10 enfin, l’intensité des combats décroît mais ce n’est qu’un cours répit puisque dès le lendemain, un intense bombardement allemand s’abat à nouveau sur les lignes alliées.Le 12 mai, Britanniques et Australiens se fixent pour dernier objectif de prendre Red Patch, une enclave dans Bullecourt tenue par les Allemands. Plusieurs mitrailleuses ennemies sont ainsi mises hors d’état de nuire. La 5e division australienne et la 7e division britannique unissent leurs efforts. La nuit du 14 mai, un déluge de 60 000 obus explosifs et à gaz s’abat sur elles.


Malgré tout, seule une petite partie de Bullecourt est encore aux mains ennemies et leurs efforts pour expulser les alliés de leurs position échouent. Le 16 mai, les Britanniques remplacent les Australiens qui ne laissent sur le terrain que leur 14e brigade. Les Allemands s’avouent vaincus et abandonnent le terrain, se retirant vers les dernières tranchées de la ligne Hindenburg, à Riencourt et Hendecourt.


Bilan


Les combats cessent finalement le 21 mai. Les Alliés conservent une petite fraction de la ligne Hindenburg, sans réelle importance tactique. Les troupes australiennes sortent très éprouvées de cette seconde bataille, comptant plus de 7 000 tués et blessés ; les Britanniques ont également subi des pertes sévères. Quant aux Allemands, ils recensent 6 000 tués et blessés. Après le transfert des Australiens – engagés dans la troisième bataille d’Ypres entre juillet et novembre 1917 – Bullecourt tenu par les Britanniques est à nouveau perdu en mars1918 avant d’être libéré définitivement en septembre. Reste que le nom de Bullecourt demeure gravé comme l’une des plus grandes horreurs que les soldats australiens aient subies. Ces attaques ont créé une véritable défiance dans leurs rangs à l’encontre du commandement britannique.

 

 

 

 

 

 

 


Les forces australiennes


Engagées pour la première fois au combat sur le front Ouest en juillet 1916, les soldats l’Imperial Australian Force (I.A.F.) ont vécu un baptême du feu sanglant dans le nord de la France à Fromelles (19-20 juillet) avec 2 000 hommes tués ou disparus, et 3 500 blessés ou prisonniers. Les divisions australiennes ne sont pas au bout de leur peine. Engagées ensuite à Pozières dans la Somme à partir du 23 juillet, elles parviennent, sous les tirs nourris allemands, à conquérir le village et une crête située à 500 m à l’est de Pozières. Une prise qu’elles s’emploient à défendre lorsque l’ennemi concentre son artillerie, trois jours durant, sur leur position. En cinq jours, la 1re division australienne recense 5 285 tués et blessés. Elle est alors relevée par la 2e division australienne qui reçoit l’ordre de prendre les lignes allemandes sur les hauteurs de Pozières. Si la première attaque se solde par un échec, la seconde est en revanche couronnée de succès mais au prix de 6 848 morts.Ces pertes (28 000 hommes en sept semaines de combat) ont bouleversé l’opinion publique australienne. En conséquence, on observe alors un effondrement des engagements volontaires et, quelques mois plus tard, l’échec du référendum sur l’instauration de la conscription. Ainsi, jusqu’au terme de la Grande Guerre, les forces australiennes n’ont eu que de faibles renforts en hommes.Mais pour les soldats de l’Imperial Australian Force, l’année 1917 se révélait particulièrement difficile avec un hiver glacial et pluvieux dans les tranchées et de nombreuses pertes en hommes dans les secteurs de Bapaume, Bullecourt puis de Passchendaele…

 


La ligne Hindenburg


C ‘est au cours de la bataille de la Somme, en 1916, que l’état-major allemand décide d’édifier une nouvelle ligne de défense. Nommée Siegfried (ou Hindenburg pour les Alliés), cette ligne est établie à une distance de 10 à 50 km donc très en arrière du front existant. Structurellement, ce système formé de zones fortifiées, reliées entre elles par des cordons défensifs, devant s’étendre de la mer du Nord à Verdun, impliquait un retrait des troupes allemandes sur un front plus court. Une stratégie qui offrait la possibilité de concentrer des forces sur une position beaucoup mieux défendue pour éviter un nombre de pertes top important comme à Verdun ou sur la Somme.Ludendorff avait donc décidé que ce repli de ses forces sur cette nouvelle ligne défensive s’accompagnait d’une destruction systématique des zones abandonnées qui devaient être piégées et minées afin de les rendre dangereuses.Cette nouvelle ligne défensive est formée de cinq zones opérationnelles (Stellungen) dont les noms (Wotan, Siegfried, Alberich, Brunhilde, Kriemhilde) sont empruntés à la mythologie germanique. La plus puissante est Siegfried qui, sur 160 km, relie Lens à Reims. Elle est formée de profondes tranchées et d’abris souterrains avec une première ligne défendue par des ceintures de barbelés larges au minimum de 20 m. Les casemates de tirs et les abris sont protégés par du béton armé et des plaques d’acier. De plus, environ trois kilomètres devant la ligne principale, des avant-postes ont été disposés afin de ralentir les assaillants. La «zone de bataille» proprement dite est sous la protection d’un barrage d’artillerie et de mitrailleuses pour éliminer toute infanterie qui se lancerait à l’assaut de la position. Il était aussi prévu que des fossés antichars soient creusés devant les premières lignes. Une position défensive particulièrement difficile à conquérir…

 


Le lieutenant Wilfred Barlow


Âgé de 29 ans, cet instituteur à Melbourne, marié et père de quatre enfants, arrive sur le front Ouest en 1917. Il écrit à un ami sur son expérience à Bullecourt avec le 58e bataillon : « Ce n’est pas facile de progresser sous le feu de l’artillerie ennemie mais nos gars font preuve de courage et de vaillance […] Nous espérons que cette guerre cruelle prendra bientôt fin mais nous sommes déterminés à donner nos vies pour contraindre les Allemands à aller demander la paix à genoux. » Moins d’un  mois plus tard, le 12 mai, il est tué à Bullecourt, littéralement pulvérisé par un obus. Peu avant il avait écrit à Constance, sa femme : « J’espère que la guerre s’arrêtera bientôt car elle détruit les hommes les meilleurs et tout ce qu’il y a de bon et de civilisé dans la vie. »

 


Mervyn Napier Waller, l’artiste qui peignait «avec sa tête pas avec ses mains»


Né à Penshurst dans l’état du Victoria en juin 1893, Mervyn Napier Waller quitte l’école à 14 ans pour travailler dans la ferme familiale. Puis, en 1913, il par à Melbourne étudier le dessin et la peinture à la National Gallery School. Il expose une partie de ses aquarelles et de ses dessins en 1915 à la Société des Artistes puis décide de mettre sa carrière artistique entre parenthèses pour partir combattre dans les rangs australiens sur le front Ouest. Incorporé au 22e bataillon en août 1915, il suit son entraînement au Royal Park Camp de Victoria avant d’être transféré dans l’artillerie. Il s’embarque sur le HMTS Modric, en mai 1916, pour compléter sa formation à Salisbury Plain en Angleterre. Fin 1916, il sert à la 111e Howitzer battery, 4e division, en France. Il combat à Bullecourt en mai 1917 où il perd son bras droit. Amputé, il est plus que jamais déterminé à dessiner et à peindre de nouveau. Au cours de sa convalescence, en France et en Angleterre, il s’entraîne à écrire de la main gauche lui le droitier ! À force de courage et de détermination il parvient à ses fins. De retour en Australie en novembre 1917, Waller reprit son travail d’artiste et compléta une série d’aquarelles et huiles intitulée War exposée en 1918 et 1919 à Melbourne, Sydney, Adelaide et Hobart.


 


Le lieutenant-colonel John Eldred Mott


Né dans l’état de Victoria, John Eldred Mott s’engage en août 1915 à l’âge de 38 ans. Capitaine du 38e bataillon, il est gravement blessé au cou au cours d’un bombardement à Bullecourt en avril 1917. Il survit ainsi seul, trois jours durant, au fond d’une tranchée avant d’être trouvé par les Allemands. Fait prisonnier, il est envoyé au camp de officiers britanniques de Ströhen en Allemagne. Pour lui, la guerre pourrait être terminée ! Mais c’est mal connaître la détermination de cet homme qui ne pense qu’à une chose : s’évader ! La nuit du 26 septembre 1917, Mott s’échappe avec un autre Australien. Il parcourt avec son compagnon 130 km en territoire ennemi et devient le premier officier australien à s’évader de captivité !

 

 

 

 

 

 
 
 

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