Flandres
- Rose Hareux
- Jul 10, 2024
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Au mois de juin 1917, l'armée britannique prépare dans les Flandres une offensive d'envergure. Le général Pétain décide que des divisions françaises y prendront part. Il s'agit là de la première des offensives partielles voulues par le commandant des armées françaises (1).
Les motivations des Français et des Britanniques étaient bien différentes. Si l'armée française avait besoin de retrouver le goût de la victoire après l'hécatombe du Chemin des Dames (avril-mai 1917) et une confiance en ses chefs, les Britanniques avaient comme souci majeur d'enrayer la guerre sous-marine à outrance menée par les Allemands et la menace qui planait sur la zone de la Manche essentielle pour le ravitaillement en hommes, en matériels et en munitions pour le commandement anglais. En fait, cette offensive appelée par les Britanniques était une variante d'une idée émise par Churchill en décembre 1914 : une attaque alliée le long de la côte afin de paralyser les activités marines et sous-marines allemandes dans la Manche et, ensuite, de repousser l'ennemi vers l'Est. À cette époque, ce plan ne rendaient pas enthousiastes Belges et Français. D'une part parce que cette offensive impliquait l'assèchement des territoires inondés au cours de la première bataille d'Ypres (15 octobre-22 novembre 1914) et d'autre part car le souverain belge, Albert 1er, pensait que la Belgique allait être piétinée.
Fin mai 1917, les commandants en chef français et britannique tombaient d'accord sur la participation de l'armée française à l'offensive projetée par sir Douglas Haig. Une convention signée le 7 juin 1917 en précisait les zones et les rôles. La 1re armée française sous le commandement du général Anthoine, forte de six divisions, s'intercalerait entre la droite de l'armée belge et la gauche de la 5e armée britannique. Bien que placé sous les ordres du généralissime anglais, le général Anthoine demeurerait maître des mesures d'exécution. Le 16 juin, le général Anthoine établit son quartier général à Rospoede. Il avait sous ses ordres le le 36e C.A. qui occupait la région de Nieuport et le le 1er C.A. – composé en grande partie de «gars du Nord» qui ne demandaient qu'à se battre dans ces Flandres belges voisines des Flandres françaises occupée par l'ennemi – renforcés de bataillons sénégalais et de fusiliers marins.
La difficulté du terrain
Reste que le terrain choisi pour cette offensive conjuguée n'est pas des plus aisés. Bien au contraire ! Des nappes liquides peu profondes, simples flaques ou marécages, y alternent avec un sol spongieux, polder ou prairie aqueuse. La proximité de l'eau que la pioche rencontre après seulement quelques centimètres interdit tout creusement de tranchées ou de boyaux. Et qui dit absence de tranchées, dit absence de protection ! Les travaux ne s'y exécutent donc qu'en superstructure ! Les Alliés ne peuvent alors se protéger à la surface que très précairement au moyen de parapets en sacs de terre ou de basses meurettes.
Ce terrain, on ne peut plus plat n'offre, en dehors de quelques monticules, pas le moindre relief à l'horizon. Pas la moindre hauteur, ni butte, ni mamelon m'émergent du sol. Il n'y a à observer sur ce terrain que la monotonie des étendues ! Quant à la météo, elle noie bien souvent la plaine morne d'une pluie et de brouillard. C'est ainsi que l'eau, la terre, les nuages se fondent en une masse indécise sans forme et sans couleur ! Une région d'une infime tristesse où la 1re armée du général Anthoine est transportée au milieu du mois de juin !
Les défenses allemandes
À cet ardu terrain pour l'attaque s'ajoute les défenses allemandes ! L'ennemi avait construit trois positions successives :
- La première sur la rive Est du canal, de Driegrachten à Pilkem;
- La seconde de Luyghem à Langhemarck;
- La troisième de l'étang de Blankaart à la forêt d'Houthulst. Comme il était impossible de creuser des tranchées, les Allemands étaient retranchés dans des ouvrages en superstructure, principalement des fortins en béton qui constituaient des cuves noires dans le paysage. Si les reliefs de ces blockhaus permettaient de les repérer facilement, leurs créneaux largement ouverts au ras du sol offraient des champs de tirs considérables, dépourvus de tout angle mort.
La région était tenue par une garnison normale de secteur calme, dix bataillons allemands dont sept Landwehr n'ayant en première ligne que huit compagnies, soit un homme au créneau tous les dix mètres ! Cependant, pour compléter leurs défenses les Allemands étaient pourvus d'une forte artillerie : une centaine de batteries étaient signalées en activité au cours du mois de juin.
La préparation
L'offensive étant arrêtée pour la fin juillet, il ne restait que quelques semaines pour effectuer les préparatifs. Autant dire peu de temps ! L'état-major du général Anthoine avait un mois pour équiper son front à savoir compléter les routes, construire les voies ferrées et les gares, acheminer l'artillerie, choisir et installer les emplacements des batteries, organiser les centres de ravitaillement, établir les hôpitaux… mais aussi aménager dans ce marécage, sans eau potable, le système des eaux, les usines de stérilisation, les réservoirs, les conduites. Il convenait également répartir et aménager les cantonnements des troupes, établir les plans d'engagement. Il fallait donc déployer de l'ingéniosité et de l'ardeur à la tâche… Aussitôt arrivées, les divisions françaises se mettent au travail avec rapidité.On entretient avec soin et on surveille les 135 km de chemins existants : on en élargit trente-cinq, on en construit quatorze. Quarante-huit kilomètres de chemin de fer à voie normale, 10 km à voie métrique, 80 km à voie de 60 sont créés. On construit des gares comme celle de Rousbrugge qui n'était le 24 juin qu'une étendue d'herbe et permet trois semaines plus tard de charger 484 voitures et 288 camions. Ces gares alimentent les parcs de l'artillerie – qui doivent servir les bouches à feu –, du génie – avec ses stocks de rondins, poutrelles, tôles et caillebotis –, de l'intendance – qui doit nourrir 135 000 rationnaires, fournir du fourrage à 40 000 chevaux, de l'essence à 3 000 véhicules. Il faut aussi établir pour le service de santé trois centres de triage à proximité des lignes.Le front choisi pour la première attaque s'étend sur une distance de 8 km entre Bixschoote jusqu'à Bœsinghe. Au nord de ce secteur se trouvait un immense marais, infranchissable. Dans cette région passait en remblais la chaussée empierrée de Reninghe-Nordschoote.
Entre Nordschoote et la Maison du Passeur, les lignes averses sont séparées par une bande de terrain, en partie inondée. De là jusqu'à Steenstraet, les lignes ennemies, distantes de 2 à 300 m, se trouvaient sur un terrain sec mais reposaient sur un sous-sol humide. Enfin de Steenstraet jusqu'à Bœsinghe, le canal de l'Yser séparait les lignes françaises de celles des Allemands. Des parapets de sacs de terre protégés par des défenses accessoires bordaient l'une et l'autre des deux rives. An nord de Het-Sas, le canal présentait une nappe d'eau de 25 à 30 m de large, d'une profondeur de 2,50 m aux berges encaissées. Au sud, l'eau en se retirant avait laissé place à un véritable bourbier couvert d'herbes et de roseaux; seul un filet d'eau de 3 m coulait au creux du fossé.La traversée de cette région difficile nécessitait des moyens de franchissement appropriés. Ainsi, pour le passage de l'infanterie, on a fabriqué de nombreuses passerelles sur liège, des passerelles en arc à lamelles de bois ainsi que des tapis déroulables constitués d'une toile sur laquelle étaient clouées des planchettes de caillebotis disposées transversalement. La mise bout à bout de ces éléments permettaient de jeter une piste praticables au milieu des bourbiers.Une des difficultés de la préparation résidait dans l'absence totale d'observatoires naturels permettant de régler les tirs de destruction. Il a donc fallu y pallier par l'aviation – qui avait la maîtrise de l'air – et par des observatoires artificiels d'artillerie dont deux d'entre eux ont été dressés 2 km en arrière des lignes françaises et camouflés en arbres d'une hauteur de 24 et 27 m.Enfin on a organisé le S.R.O.T. (Service de Repérage par Observatoires Terrestres) qui repère les batteries ennemies par leurs lueurs et le S.R.S (Service de Renseignements par le Son) ; le S.R.A. (Service de Renseignements de l'Artillerie) centralisant et recoupant les données fournies par les deux autres.
Une instruction générale datée du 6 juillet a fixé le plan d'action. L'armée française qui sert de pivot à la gauche des armées britanniques reçoit comme objectif final d'atteindre la ligne du Steenbeek, entre l'étang de Blankaert et la forêt d'Houthulst. L'attaque doit être menée par deux divisions du 1er C.A., les 1er et 51e, pendant que les 2e et 162e divisions sont en réserve d'armées.
L'artillerie en action
Le 15 juillet, à 6 heures, l'artillerie débute la préparation par des tirs de réglage et de contrebatterie auxquels réagisse l'ennemi notamment le soir. Les Français dispose d'une masse importante d'artillerie de 893 pièces, soit une pièce pour 2,50 de front. Mais dès le 17 juillet, la météo contrarie les plans alliés avec un temps brumeux et pluvieux qui rend quasiment nulle la visibilité et interrompt le travail des observateurs et de l'aviation. Il faut patienter quatre jours pour que le temps redevenu beau et clair, les tirs de réglage puissent reprendre. L'ennemi y riposte par des tirs nocturnes à obus toxiques. Le 23 juillet, l'artillerie de tranchée et l'artillerie lourde débutent leurs tirs de destruction des premières positions ennemies. De celles-ci complètement anéanties, surgissent des Allemands terrorisés qui se rendent. Le 25 juillet, des reconnaissances envoyées sur la rive Est du canal rendent compte que l'ennemi a abandonné sa première ligne. Cela décide le commandement à préparer le passage du canal en s'assurant une tête de pont. Au cours de la nuit du 27 au 28 juillet, sous la protection d'un imposant tir de barrage d'artillerie, des éléments de la 1re division d'infanterie franchissent au sud de Het-Sas la région bourbeuse et s'installent sur la berge opposée d''où ils organisent une ligne de postes constituant un point de départ pour l'attaque de l'infanterie. La nuit suivante, la 51e division d'infanterie en fait de même sur la rive opposée. Le commandement est ainsi pourvu de deux têtes de pont, faiblement disputée par l'ennemi.Le jour J est fixé au 31 juillet
L'infanterie entre en action
La nuit précédant l'intervention de l'infanterie se déroule assez calmement et permet d'exécuter les dispositions préparatoires comme le lancement des passerelles, le passage du canal et la mise en place des troupes. Des opérations facilité par un brouillard assez dense. Ce 31 juillet 1917, l'assaut est lancé par la 51e division à gauche et la 1re à droite, en liaison, comme il en avait été établi, avec la 5e armée britannique. À 4h26, s'élancent, à l'abri du feu roulant, les 1re et 51e division d'infanterie. Les troupes assaillantes progressent rapidement, seul l'obstacle du terrain – parsemé de trous innombrables où l'eau stagne – semble ralentir leur marche en avant. La réaction de l'ennemi est pour le moins timide se résumant à un faible tir de barrage. Moins d'une heure après le début de l'offensive, l'objectif du premier bond est atteint ; les pertes sont légères et la liaison avec les Britanniques à droite a été établie. À 7h20, l'objectif du deuxième bond puis à 9 heures celui du troisième sont réalisés. Seule ombre au tableau : au point de jonction des Français et Anglais l'ennemi tient toujours la ferme du Colonel fortement fortifiée avec des abris bétonnés. Cela n'empêche pas la progression de se poursuivre : la tranchée des Coquelicots, le fortin de Bixschoote sont enlevés. En fin de matinée, les Sénégalais et les fusiliers marins, à la disposition de la 51e, sont envoyés pour nettoyer la presqu'île de Poësele. Le 33e R.I. fait savoir qu'il occupe les les lisières nord et est de Bixschoote. Les troupes s'organisent sur les positions conquises. Vers 15 heures, la ferme du Colonel tombe entre les mains des Français. Pour leur part, les Britanniques ont atteint leurs objectifs. En cette fin de première journée d'offensive, l'artillerie allemande réagit violemment. Le bilan de cette première journée est très positif : tous les objectifs sont emportés conformément à l'horaire du plan établi. Les lignes françaises ont été portées au-delà des points prévus et les pertes ne dépassent pas un millier d'hommes. Un succès rendu possible, en dépit d'un terrain difficile, par la très complète préparation d'artillerie et l'élan des troupes. La nuit suivant les opérations du 31 juillet est assez calme tout comme la journée du 1er août. Mais la pluie vient à tomber à flots, transformant le terrain en un vaste lac de boue.Le 2 août, l'artillerie allemande entre en action et contrarie le travail consistant à établir des ponts sur le canal et des piste sur le marécage, travail déjà délicat en raison du terrain obstrué de trous d'obus et inondé par les précipitations.Le 4 août, en dépit de tirs continus de l'artillerie ennemie, la partie sud-est de la tranchée de Korteker est prise.À compter du 10 août, les nouvelles positions des batteries ennemies sont repérées par nos observateurs. L'artillerie française se charge alors de les pilonner, poursuivant son action le lendemain et les jours suivants en vue d'une nouvelle opération. Cette dernière est déclenchée le 16 août, à 4h45, et est menée par les 162e et 2e divisions d'infanterie.La 162e D.I. atteint ses deux premiers objectifs sans aucun problème. Seul, le 127e R.I. rencontre une certaine résistance devant deux points qui nécessite l'intervention de l'artillerie. L'un des deux cède au cours de la matinée; l'autre le lendemain. Les fusiliers marins atteignent leurs objectifs dans la presqu'île de Poësele et progressent jusqu'à Die Gratchen, en faisant de nombreux prisonniers.
Une contre-attaque allemande qui tente de déboucher de Merckhelm est repoussée. Les fusiliers s'organisent sur les positions prises après avoir coupé les passerelles qui enjambent le Martjewaert.De son côté, la 2e division est confrontée à plus de difficultés. Si à droite, le 8e régiment d'infanterie a franchi le Steenbeck, il est arrêté dans sa progression par les mitrailleuses ennemies des fermes de Brienne, Champaubert et Mondovi. Une nouvelle intervention de l'artillerie permet la conquête de ces points de résistance à l'exception de Mondovi.De leur côté, les 110e et 208e R.I. enlèvent leur premier objectif mais sont ensuite confrontés à des centres de résistance demeurés intacts. Le commandement décide de renouveler l'assaut le lendemain mais après que les batteries d'artillerie aient entrepris leur travail de destruction. Le 17 août, l'opération reprend et en moins d'une heure tous les objectifs sont remplis. Seul Mondovi résiste avec des mitrailleuse sous béton. Des tirs de batteries à courte distance ont raison, dans la soirée, de cette résistance opiniâtre.Pour cette deuxième phase de l'offensive qui a lieu sur deux jours (16 et 17 août), nos pertes se chiffrent à 350 hommes. Pour sa part, l'ennemi a payé un lourd tribut : 6 officiers, 417 hommes sont hors de combat. 15 canons de 77 et de 105, 13 mitrailleuses lourdes, 6 mitrailleuses légères, de nombreux dépôts de munitions et une importante quantité de matériels ont été pris.Cette opération des 16 et 17 août établissaient les Français sur une ligne Grande-Éclusette, Die Grachten, ferme Carnot, ferme Mondovi, ferme Champaubert, permettant une liaison avec le 14e Corps d'Armée britannique.Cette progression des Français, au pivot du mouvement général, est complétée par la progression des troupes britanniques qui, les 20 et 26 septembre ainsi que le 4 octobre occupent une ligne entre Bacelaere et Poelcapelle. Un succès qui offre une reprise de l'action collective.
Les opérations d'octobre
Le 36e C.A. reçoit du commandant de la 1re armée l'ordre suivant : « Continuant à tenir la ligne du Martjewaert et de Saint-Jansbeek, et agissant en liaison avec le 14e Corps britannique, le 36e Corps s'emparera du plateau de Mangelaere; il s'organisera défensivement sur la position conquise et préparera le débouché ultérieur de la 133e division, au nord de Corvebeck, en protégeant ce mouvement contre toute attaque pouvant surgir de la forêt d'Houthulst.L'attaque sera menée par la 2e division renforcée par un régiment de la 51e. La vitesse de marche de l'infanterie et les modalités du barrage étant réglées ainsi.L'infanterie, partant à l'heure H, sera précédée par un barrage roulant se déplaçant à l'allure de cent mètres toutes les six minutes, jusqu'au delà du premier objectif.Pour le deuxième bond, le barrage reprendra à l'heure H + 1h45 et réduira sa vitesse à dix kilomètres pour huit minutes.»En dépit d'un temps des plus défavorables, l'artillerie prépare l'assaut de l'infanterie lors de la nuit du 9 au 10 octobre.Les vagues d'assaut s'élancent le 10 à 5h20. L'offensive surprend totalement l'ennemi qui, en maints endroits, ne dispose pas du temps nécessaire pour s'organiser et mettre en action ses mitrailleuses.Le 110e Régiment d'Infanterie effectue sans problème le passage du Steenbeck, ses bataillons de premières lignes progressent rapidement. À 8h55, tous les objectifs sont atteints et organisés pour résister à une initiative ennemie. Celle-ci survient par deux contre-attaques successives : une est menée à 10h30 et l'autre est conduite à 13h30. Elles permettent de reprendre deux points d'appui. Un nouvel assaut est établi côté français pour les reconquérir, ce sera chose faite au cours de la soirée et de la nuit.En ce qui concerne le 208e Régiment d'Infanterie, la traversée du Broenbeck s'effectue facilement à droite mais plus difficilement à gauche mais le premier objectif est tout de même atteint à l'heure fixée. Si au deuxième bond, l'assaut est confronté à un peu de résistance au sud-est de Mangelaere devant un réseau non détruit et la ferme Houchard bien organisée, là encore les objectifs sont atteints.Enfin pour sa part le 8e R.I. éprouve quelques difficultés à franchir le Broenbeck en raison de la largeur du cours d'eau et de ses abords marécageux mais il réussit à remplir son objectif et à repousser quelques contre-attaques.En un seul élan et en se conformant presque à l'horaire fixé par le plan d'engagement, cette opération se solde par un brillant succès.Le communiqué du 10 octobre 1917 résumait ainsi cette opération menée dans les Flandres par la 1re armée : «Après avoir franchi le ruisseau marécageux du Broenbeck, nos troupes ont enlevé avec un entrain admirable, sur un front de 2,5 km les défenses accumulées par l'ennemi, en dépit des difficultés du terrain et des mauvaises conditions atmosphériques. Les villages de Saint-Jean, Mangelaere et Veldhoek, ainsi que de nombreuses fermes organisées en blockhaus, sont tombés en notre pouvoir.Notre avance qui a atteint une profondeur moyenne de deux kilomètres, nous a amené jusqu'aux lisières sud de la forêt d'Houthulst.En même temps que la valeur de notre commandement, la troisième offensive de l'armée française dans les Flandres avait prouvé l'élan, l'énergie et la bravoure de nos troupes.»
(1) trois offensives seront menées par les troupes françaises : La Malmaison, le désenclavement de Verdun (cf. magazine 14-18 n°90) et celle des Landres avec les armées britannqiues et belges.
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