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Grippe espagnole


La crise sanitaire que nous connaissons avec le Covid-19 est la plus importante survenue en France, comme dans le monde entier. Il y a un siècle, une autre épidémie avait  notamment frappé l’Europe en 1918 et 1919 : la grippe espagnole. Apparue dans un contexte bien différent de celui que nous connaissons aujourd’hui, cette pandémie  a provoqué la mort de 20 à 50 millions de personnes dans le monde en deux ans, soit environ deux à cinq fois plus que le nombre de victimes de la Grande Guerre.

 

Paris, dimanche 6 octobre 1918. La température est printanière, le soleil incite les Parisiens à déambuler dans les rues de la capitale, le cœur presque léger. En effet, la veille, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Turquie ont adressé à Washington une demande d’armistice sur la base des quatorze propositions faites par le président américain Woodrow Wilson. Cette guerre, véritable cauchemar, qui dure depuis plus de quatre années, devrait enfin prendre fin… Rentrés chez eux, à l’issue de cette belle journée, certains éprouvent les symptômes d’un léger rhume. Un nez qui coule, quelques éternuements, des picotements dans la gorge… La faute à ce dimanche ensoleillé où l’on ne s’est pas assez couvert. Résultat on prend froid. Une infusion bien chaude et une bonne nuit de sommeil auront raison de ce désagrément. Mais au cours de la nuit voire le lendemain, la toux apparaît accompagnée d’une forte fièvre et, parfois, de courbatures. Les indélicats symptômes de la veille semblent s’être transformés en une grippe qui cloue le malade au lit. Des complications surviennent alors rapidement. En l’espace de 48 heures, la pseudo-grippe se transforme en pneumonie, en congestion pulmonaire voire en pleurésie. Les plus atteints sont les personnes âgées, les personnes présentant des fragilités pulmonaires ou cardiaques voire même de jeunes enfants. En deux jours, plusieurs dizaines de décès sont recensés à Paris et dans le département de la Seine. Des adultes dans la force de l’âge, considérés comme bien portants sont également touchés par cette maladie et trouvent aussi la mort. La peur s’empare de la capitale d’autant que la contagion se propage rapidement. Dans le métro et les lieux publics, les Parisiens se déplacent avec une compresse de gaz ou un mouchoir imbibé d’huile camphrée plaqué sur le nez. Une précaution dont l’efficacité n’est pas certaine mais qui a au moins le mérite de rassurer les utilisateurs. La Faculté de médecine, par voie de presse, demande de rester chez soi… Mais Paris n’est pas l’unique ville touchée en France… Prenons le cas de Brest (Finistère) qui, en un mois, compte 1 000 hommes terrassés par cette épidémie !


Les soldats également touchés


La population civile n’est pas la seule touchée. Les soldats le sont également. Toutes les armées constatent des pertes d’un genre nouveau au sein de leurs rangs mais il est hors de question d’évoquer ce problème dans la presse car il ne faut en aucun cas que l’ennemi en soit informé. Alors que les troupes françaises, anglaises, américaines, allemandes souffrent de la grippe, seul un pays, l’Espagne, informe ses habitants de l’existence de cette épidémie. Pourquoi l’Espagne ? Car elle n’est pas en guerre  et la presse n’est pas censurée dans ce pays ! Quel est donc le foyer de départ de ce virus de la grippe espagnole ? Le premier virus dit virus père serait apparue en Chine dès 1916. Ce virus a ensuite muté en une souche beaucoup plus virulente et contagieuse dite virus de la grippe espagnole. Il serait apparu aux Etats-Unis.


Les premiers cas ont été signalés en mars 1918 dans des camps d’entraînement du Kansas et ont gagné rapidement tout le continent. Des mouvements humains et notamment de soldats ont ensuite permis au virus de circuler et à la maladie de se propager dans toutes les régions du globe. Sans surprise, ce virus gagne donc l’Europe, voyageant en bateau avec les renforts américains. Les premiers foyers signalés en France sont dans les ports de débarquements des Sammies notamment à Brest et Bordeaux. En mai, on déclare quotidiennement à l’arrière du front entre 1500 et 2000 cas. En France, on ne trouve quasiment rien sur ce sujet dans les journaux afin de ne pas démoraliser les troupes et éviter une vague de panique au sein de la population civile. Il faut attendre l’été 1918 pour trouver dans les colonnes de la presse française des informations sur ce virus qui, selon les médecins interrogés, n’est rien de plus qu’une grippe saisonnière. Dans Le Matin daté du 7 juillet 1918, on peut lire que «cette grippe ordinaire» n’a rien de dangereux et est «bénigne» en France. Des propos somme toute analogues que l’on retrouve dans La Petite Gironde, du 8 juillet 1918 : «Le professeur Chauffard, médecin des hôpitaux de Paris et membre de l’Académie de médecine a donné son opinion à un de nos confrères sur l’épidémie désignée sous le nom de grippe espagnole : “Le nom de grippe espagnole est un nom ridicule. Il ne s’agit pas d’un mal nouveau mais bien de la grippe ordinaire que chaque hiver amène comme escorte, et qu’e l’on a baptisé, depuis la guerre, grippe des tranchées”.»


Du côté des Alliés, on s’interroge sur la nature de cette maladie, mettant en doute son caractère naturel. Certains militaires soupçonnent même les Allemands d’avoir introduit des « bacilles » dans les boîtes de rations alimentaires de provenance espagnole. Puis, en été 1918, survient une accalmie. Mais  à mesure que diminue le nombre de cas, nombreux sont les patients qui présentent des symptômes de grippes graves. En août, le virus effectue le chemin inverse : revenant d’Europe il pénètre en Amérique du Nord par les ports Est des États-Unis ainsi que par le port d’Halifax (Canada). Les mises en quarantaine sont renforcées. En vain. C’est l’hécatombe parmi les marins et les soldats.


Trois vagues successives


Il y aurait eu trois vagues successives de grippe espagnole de différente intensité. Une première, ressemblant à une grippe saisonnière, est survenue au printemps 1918  ne causant que peu de victimes. Une deuxième vague, vers fin août 1918 a été plus virulente occasionnant une majorité de décès survenant entre la mi-septembre  et la mi-décembre. Enfin une dernière vague est survenue au cours des premiers mois de 1919, jusqu’au printemps, se situant entre les deux premières vagues en terme de sévérité (1). Jusqu’à récemment, l’origine exacte de cette pandémie demeurait inconnue. De récentes études ont montré que cette pandémie aurait résulté d’un virus H1N1, les épidémies des années précédentes étant dues à des virus H3N8. Le virus de la grippe espagnole serait né de la combinaison d’une souche saisonnière H1N8 présente entre 1900 et 1917 et d’une souche aviaire de type N1. Ce virus aurait pour origine une population de canards sauvages de la région de Canton en Chine. Des soldats américains, contaminés en Chine, auraient rapporté le virus dans l’état du Kansas. 


Le virus se serait alors très vite propagé aux États-Unis mais aussi en Amérique du Nord et du Sud, en Europe puis en Afrique et en Asie. Cette pandémie s’est répandue rapidement en raison des mouvements de troupes liés à la Grande Guerre mais aussi des échanges commerciaux générés par ce conflit.


Les symptômes selon le docteur Folley


L'épidémie a donc sévi dans le monde entier. Elle a revêtu les formes les plus étranges et les plus disparates laissant croire à la simultanéité de plusieurs épidémies. Mais après la lecture des travaux français et étrangers et après l’examen d’un grand nombre de malades, le docteur Folley, en février 1919 (2), dresse la liste des symptômes de cette épidémie désignée vulgairement sous le nom de grippe espagnole :


« 1° Abaissement de la tension artérielle portant surtout sur la tension minima.

2° Irrégularité et variation d’amplitude du pouls.

3° Assourdissement et même disparition des premiers bruits du cœur.

4° Cyanose précoce des ongles.

5° Augmentation du volume de la rate, augmentation légère du foie.

6° Ligne blanche de Sergent, couleur terreuse des téguments, faciès renfrogné, asthénie profonde, oscillations pupillaires à la lumière, insomnie tenace.

7° Délire léger lorsque la température s’abaisse. Les malades délirent à froid.

8° Irritabilité contrastant avec la torpeur habituelle des malades. Difficulté considérable d’associer des idées et de penser. Sensations angoissantes de fin prochaine, tristesse et violentes crises de larmes.

9° Signes pulmonaires n’ayant pas de localisation fixe ; ils se déplacent avec les changements de position de malade, occupant la partie déclive des poumons quand le malade est debout, le dos quand il est couché.

10° Les crachats dans la plupart des formes à localisation pulmonaire sont spumeux avec des stries fines de sang rouge vif, puis les crachats deviennent rouillés et ensuite blanchâtres, verdâtres.

11° Diarrhée légère la plupart du temps fugace dans les formes dites typhoïdes. Constipation dans la plupart des autres cas. Hémorrhagies [sic] du tube digestif.

12° Les urines sont claires et abondantes, elles n’ont jamais l’aspect des urines dites fébriles, rares hématuries.

13° toutes les muqueuses peuvent être le siège d’une hémorrhagie (épitaxis).

14° Les syncopes cardiaques précédées d’un ralentissement et d’une diminution de l’amplitude du pouls sont extrêmement fréquentes au cours de cette maladie. La mort se produit toujours par syncopes cardiaques et peut survenir dans les formes en apparence les plus bénignes.»Et le docteur de conclure : « Cette symptomatologie caractérise une entité morbide pour deux raisons : on retrouve la plupart de ces symptômes dans presque tous les cas de grippe espagnole, on peut reproduire tous ces symptômes chez l’homme par inoculation de crachats sanguinolents expectorés par des grippés.»


La plupart des décès ont été liés à une surinfection bactérienne qui survenait quatre à cinq jours après l’infection et entraînait le décès en une dizaine de jours. Les conditions sanitaires et l’absence des antibiotiques (3) – qui n’auraient pas arrêté la maladie virale mais seulement les complications bactériologiques – permettent d’expliquer la forte mortalité.


Quel médicament pour guérir de ce fléau ?


Le docteur Folley selon le docteur Gillard, avait pu «isoler le germe de cette grippe espagnole. C’était déjà une découverte considérable mais en somme qui n’intéressait que les savants de laboratoire […] Ce qu’attendait l’univers entier ce n’était pas de connaître le nom ou les caractéristiques du microbe qui le décimait mais bien de savoir par quel traitement l’on pouvait guérir de cette grippe espagnole. […] le docteur Folley annonce que les injections de sérum  antipesteux agissent d’une manière spécifique contre cette épidémie. Or ce sérum existe, a été injecté en nombre considérable de fois à l’homme et il est prouvé qu’il n’offre aucun danger spécial. » Une situation qui n’est pas sans rappeler celle d’un médicament pour lutter contre le Covid 19…


Distanciation sociale et conseils


Si la Suisse a été épargnée par la Grande Guerre en raison de sa neutralité, elle ne l’a guère été par la pandémie de grippe espagnole. Un tiers des 3,8 millions de ses habitants ont été touchés par ce fléau qui a occasionné près de 25 000 morts. Comme aujourd’hui avec la coronavirus, la principale mesure de lutte était «la distanciation sociale» interdisant tout rassemblement de la population. Les recommandations d’hygiène étaient nombreuses avec parfois des conseils pour le moins farfelus comme la consommation d’oignons. À l’époque aussi, les charlatans proposaient des remèdes miracles. Les mesures préconisées pour combattre cette pandémie furent drastiques comme la limitation des rassemblements contraignant à la fermeture des théâtres, des restaurants. Les services religieux ont été également suspendus avec parfois des amendes distribuées à certains prêtres qui prêchaient en dépit de l’interdiction.

Photo 3 (Amit peux tu enlever le surlignage jaune sur le titre du journal ? Merci)

En France, le journal Excelsior publiait le 26 février 1919 des photos de Londoniens portant un masque, «une mode bien autrement curieuse » selon le journal qui précisait dans ses colonnes que ce « masque respiratoire [était porté] pour éviter la contagion.» et qu’il «n’empêche pas de parler ». Les journaux dispensent quelques conseils pour enrayer la propagation de la grippe : «Collectivement, il faut éviter les assemblées et les rassemblements. Les lieux publics ne devront plus être balayés à sec » (Le Journal, 18 octobre 1918). Ce même quotidien prodiguent quelques conseils : «Gargarismes et aspirations nasales d’eau chaude additionnée de quelques gouttes d’eau oxygénée ou d’eau de Javel. Introduction dans le nez de vaseline au menthol, mais la sensation est bien désagréable, les poudres ordinaires contre le coryza peuvent le remplacer. Nettoyages soigneux des dents après chaque repas préserveront les accès d’entrée.» Mais il y a encore plus surprenant comme remèdes à l’image «des grogs alcoolisés [qui] constituent un excellent préservatif contre les atteintes de la grippe : toutes facilités doivent être données, pendant l’épidémie, de s’en procurer en quantité raisonnables. » (Le Journal, 19 octobre 1918). Quelques jours après, l’édition du Petit Journal loue les mérites de la Mycolysine du docteur Doyen : «Pour se préserver, il faut absorber, pendant l’épidémie, le matin au petit déjeuner et au repas de midi, trois ou quatre cuillerées à soupe de Mycolysine. Dès lors que l’on ressent le moindre malaise ou lorsque la maladie vient se déclarer, il faut renouveler ces doses plusieurs fois par jour. »


Dans son édition du 13 octobre 1918, L’Homme libre publie également

recommandations et conseils : « Dans sa séance d’hier, le conseil d’hygiène et de salubrité du département de la Seine a chargé le comité permanent des épidémies de rédiger des conseils […] : la grippe se transmet directement du malade à l’individu sain par l’intermédiaire du mucus nasal et des particules de salive projetées en toussant ou en parlant, ou encore, par les mains souillées de salive. On doit donc éviter, quand il n’y a pas nécessité, le contact avec les personnes malades. Il faut, par conséquent, isoler celles-ci dès le début de la maladie […]


Il est recommandé de se laver les mains et de se rincer la bouche chaque fois que l’on a donné des soins à un grippé. Lorsqu’il s’agit de cas graves, il sera utile de placer une compresse protectrice devant le nez et la bouche. Il faut […] éviter les réunions de personnes nombreuses, aussi bien en plein air que dans les locaux fermés (lieux consacrés aux cultes, théâtres cinéma, grands magasins, chemins de fer, etc.). » Il est parfois troublant de relever dans la presse de l’époque des informations similaires à celles qui nous ont été communiquée il y a quelques semaines …


Conséquence


La grippe espagnole a permis la prise de conscience d’une menace biologique à l’échelle mondiale, qu’une épidémie débutant dans un pays pouvait se transformer en pandémie et finalement menacer les populations de la planète entière. Il s’en est donc suivi la création par la Société des Nations en 1923 d’un «comité d’hygiène », organisme de santé et de surveillance médicale mondiale considéré comme l’ancêtre de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dominée par la France et le Royaume-Uni, la surveillance sanitaire du Comité couvre, à la fin des années 1920, 70 % du globe.La grippe espagnole constitue la pandémie la plus meurtrière de l’histoire. Elle devance la peste noire de 1348, pandémie jusqu’alors la plus violente jamais connue. En France, le bilan de la grippe espagnole est estimé à 400 000 morts dont la plupart ont trouvé la mort au cours de la deuxième vague survenue entre septembre et novembre 1918. À l’échelle mondiale, selon l’Institut Pasteur, la grippe espagnole aurait causé entre 20 et 50 millions de morts. Les Etats-Unis, premier pays touché, aurait enregistré près de 549 000 décès. Le bilan en Europe serait de 2,3 millions de morts avec notamment 426 000 décès en Allemagne, 153 000 en Grande-Bretagne. Dans le reste du monde, l’Inde et la Chine seraient parmi les pays les plus touchés avec respectivement 18,5 millions et 4 à 9,5 millions de morts. Cependant, aujourd’hui encore, le nombre de victimes de cette pandémie de la grippe espagnole fait encore débat en raison de plusieurs facteurs comme la censure instaurée lors de la Grande Guerre mais également des difficultés de recensement de certains pays à cette époque notamment en Asie et en Afrique.


(1) Science et Avenir, avril 2020.

(2) Rapports sur la grippe espagnole. Ses symptômes cliniques. Ses microbes. Son traitement. Dr J.V. Gillard. Dr Folley.

(3) Découverts dix ans plus tard.

 

 

 

 

 


Le camp de Funston (Kansas)


En avril 1917, les États-Unis entrent en guerre. Un peu partout dans le pays des camps d’entraînement – où s’entassent les soldats dans des baraques de fortune avant d’être envoyés en France – voient le jour, organisés à la hâte. Le camp Funston, dans le Kansas, est l’un d’eux. Plus de 56 000 hommes y sont cantonnés. Début mars 1918, le premier cas de grippe y est signalé. Trois semaines plus tard, ce sont des milliers de soldats qui sont cloués au lit. 237 sont atteints d’une pneumonie et on compte 38 décès. Rapidement la grippe se propage dans d’autres camps puis dans la population civile.

Patrick Berche, Faut-il encore avoir peur de la grippe ? Histoire des pandémies, Éd. Odile Jacob, 2012.

Photo 7 à mordre dans l'encadré

 


Le docteur Gillard et les traitements de la grippe espagnole


Le 29 février 1920, Le Populaire publiait un article sous la signature d’Henri Barbusse, un texte intéressant qui fait écho à la crise de Covid 19, à savoir la recherche d’un traitement et ses conséquences.

« Le docteur Gillard n'a pas eu, comme le docteur Folley, la gloire d'avoir isolé l'agent pathogène de la terrible épidémie de grippe espagnole, mais il a celle d'avoir pratiqué le premier le traitement de cette maladie par l'emploi du sérum de Yersin. Au mois d'octobre 1918, il publiait, dans les journaux de Nice, où il réside, une annonce offrant d'employer pour |e traitement de la « grippe espagnole », « un sérum et un vaccin de l'Institut Pasteur ». Ce sérum et ce vaccin n'étaient autres que ceux qu'on avait employés jusque-là pour guérir et prévenir la peste. Le docteur Gillard le dit, du reste, explicitement, aux personnes qui vinrent à ce moment se faire soigner par lui. Il obtint des cas d'immunisation évidente (nul ne fut atteint par « la grippe » parmi les cinq cents personnes qu'il vaccina). Il obtint, de plus, une fois la maladie déclarée, des cas de guérison […] Le docteur Gillard a été l'objet d'une plainte de la part de l'Association des Médecins de Nice, pour avoir utilisé un vaccin destiné à une maladie autre que celle qu'il avait à soigner ! Cette plainte a donné lieu à un acquittement abondamment motivé et qui est plus qu'une justification pour la méthode de Gillard et pour ses résultats. Il faut espérer que, grâce à un mouvement dont les milieux syndicalistes ont pris l'initiative, les efforts de tous ces hommes de science pourront être généralisés pour le bien public. Mais il est équitable, lorsqu'il s'agira d'établir l'histoire de ces recherches, de reconnaître la priorité du docteur Gillard dans l'emploi de la seule méthode efficace qu'on ait trouvée jusqu'ici pour combattre la “grippe” .

Henri Barbusse.»

 


Des célébrités foudroyées par l’épidémie


La grippe espagnole, qui est à l’origine de la création d’un ministère de la santé en France et dans de nombreux autres pays, a causé la mort de nombreuses célébrités. Parmi celles-ci, on peut citer le poète français Guillaume Apollinaire, le dramaturge français Edmond Rostand, le peintre autrichien Egon Schiele et son épouse Édith…En moins d’une année, cette épidémie a tué près de 3% de la population mondiale. Un chiffre à avoir en tête aujourd’hui…

 

 

 

 

 

 
 
 

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